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Soleure, la 50ème édition

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Les journées de Soleure fêtent cette année leur 50ème anniversaire. Au service de la promotion du cinéma suisse, le Festival a toujours proposé un plateforme privilégié pour les films nationaux et a offert un programme le plus varié que possible. Du documentaire à la fiction ; du court métrage au long métrage ; de la coproduction au film issu des écoles de cinéma ; la Suisse y a toujours été à l’honneur. La diversité du programme s’accorde avec la diversité culturelle du pays, de la Suisse alémanique à la Suisse romande, en passant par le Tessin.

La longue tradition du Cinéma suisse, qui date de l’époque muette, s’est vue renforcée grâce à l’introduction d’une loi constitutionnelle sur le cinéma en 1963, selon laquelle l’état s’est engagé d’aider et de promouvoir le septième art en Suisse. C’est dans ce cadre-là, deux ans après, que les Journées de Soleure ont vu le jour. Le Festival a vécu une belle histoire ; avec son principe de revenir chaque année sur la production de l’année terminée, ainsi que d’offrir un aperçu de l’année en vue.

Et voilà cette année la 50ème édition, plus vivante et plus variée que jamais. Pour la fêter dignement, le Festival propose un panorama d’anciens films suisses qui ont marqué l’histoire de ce cinéma. Siamo Italiani d’Alexander J. Seiler, le premier film du Nouveau Cinéma suisse, est projeté 50 ans après sa première à Soleure. Influencé par le style du cinéma-vérité, ce beau documentaire suit la vie de plusieurs immigrés italiens en Suisse, s’intéressant à leurs expériences et leurs sentiments. Siamo Italiani est précédé par le court métrage d’Henry Brandt, La Suisse s’interroge, également de 1964. Le Nouveau Cinéma suisse est aussi représenté par le son film phare, Charles mort ou vif d’Alain Tanner. Ce dernier, formé en Angleterre en compagnie des « Jeunes gens en colère » britanniques, fait un film de fiction, qui néanmoins, grâce à sa véracité et son authenticité, frôle le documentaire. Et cette ambiguïté entre le réel et la fiction, n’est-elle pas une spécialité suisse ? Dans la même lignée, notons le film d’ouverture de cette édition, Der Kreis (Stephan Haupt, 2014), qui 50 ans après, rejoue sur la même fragilité de la frontière documentaire-fiction.

D’autres films figurant dans le programme spécial de cette 50ème édition sont Les petites fugues (1979) d’Yves Yersin, qui passe aussi le 29 au Capitole à Lausanne ; Verflixt verliebt (2004) de Peter Luisi, le premier long métrage du réalisateur de Schwizerische Helden (le gagnant du Prix du Public à Locarno en 2014) ; et Home (2008) d’Ursula Meier.

Par Maral Mohsenin – le Mardi 27 Janvier 2015
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