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NIFFF 2012. En avant la musique !

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Pour sa 12ème édition le NIFFF consacre une partie de sa programmation à la comédie musicale et au film musical : When Musical Rocks ! Pas du Minnelli, ni du Fred Astaire mais de la subversion et du rock’n’roll. Au total, 15 films tous aussi provocants, dansants et divertissants. A noter, un spectacle particulier prévu pour ce mercredi : le très très fameux (qu’on ne présente plus) The Rocky Horror Picture Show (1975). Un show qui réserve bien des surprises…

 

Porno. Alice in Wonderland : an X-rated Musical Fantasy (1976) qui revisite le conte pour enfant de Lewis Carroll. Film représentatif de la libération sexuelle aux USA où l’on suit le voyage initiatique de la –prime abord– innocente Alice qui outre la fellation apprendra divers pratiques mais surtout à dépasser la morale sexuelle conservatrice qui lui a été imposée. De quoi attirer du monde (ce qui fut le cas ; dès qu’il y a du porno, les gens affluent). Pour anecdote, cette fable pornographique a été envoyée au NIFFF sous le nom de la version Disney d’Alice au pays des merveilles.









Politique. Hairspray (1988) le film phare de John Waters, un habitué de la subversion, promet des danses endiablées aux sons des sixties. Bien plus grand public que son film culte, Pink Flamingo et beaucoup moins trash, Hairspray aborde néanmoins des thèmes qui dérangent : critique contre le culte de la beauté (une adolescente obèse devient l’idole des teenagers), critique contre la ségrégation raciale (un jeune couple interraciale se forme), etc. Que de bons sentiments pour ce film au message clair. Les white trash des années 1960 se prennent des sacrés coups ! 

Déjanté. Little Shop of Horrors (1986), la version de Frank Oz, complètement tarée et drôle. L’histoire d’un jeune raté qui prend soin d’une plante carnivore mélomane. Cette dernière devient de plus en plus avide, réclamant davantage que de l’eau… Les chansons sont particulièrement comiques (Dentist !, Feed me, Mean Green Mother from Outer Space, où la plante nous fait par de toutes ses vocalises). Le casting est tout aussi géniale que la soundtrack : Steve Martin, Bill Muray et Rick Moranis.


Bizarre. Richard Elfman (le frère de Danny Elfman) réalise un film vraiment incatégorisable. Frenchy (avec son terrible accent français) s’aventure dans la 6ème dimension dont la porte se situe juste sous sa maison ; porte à la forme d’une bouche (et tout ce qui entre par la bouche doit bien ressortir… à comprendre une allusion bien crasseuse). Dans la zone interdite, elle y croise une grenouille majordome, un roi nain (qui a joué dans L’homme au pistolet d’or), une reine jalouse et une flopé de personnage aussi bizarre les uns que les autres. Le décor en carton rappelle l’influence néo-expressionisme de Tim Burton et la musique n’est pas sans lien avec Danny Elfman qui pour ce film interprète un Satan pervers. Forbidden Zone (1982) déborde d’imagination, de blagues dégueux et cocasses.

Classique. Michael Jackson et Diana Ross réunies dans une relecture du magicien d’Oz de Sidney Lumet. Le décor est magnifique, mélangeant habillement l’aspect urbain et le fantastique. C’est un plaisir de retrouver le roi de la pop en épouvantail écervelé. Niveau musical, le film déçoit : Michael Jackson, Diana Ross sur une musique signé Quincy Jones promettaient de bons morceaux pop et/ou jazzy. Malheureusement, le chant reste trop dans l’idée des comédies musicales de la période Hollywood Classic. The Wiz (1975) est musicalement moins dansant, moins catchy, il en reste pas moins l’ingéniosité des décors.





Glamour. Phantom of Paradise (1974) de Brian de Palma comporte un grand nombre de référence de la littérature : Faust, Le fantôme de l’opéra, A coté de chez Swann. Un compositeur devient le fantôme d’une salle de concert, le Paradise et sème la terreur afin que sa belle chante sa composition. Une histoire classique sur fond de musique glamour et rock’n’roll.

 





Bien d’autres films promettent des moments forts et entrainants. Tommy (1975) où un champion de flipper rencontre Elton John, Tina Turner et Eric Clapton. Rock’n’Roll Highscool (1979) avec les Ramones. Pink Floyd the Wall (1982), film musical de l’album éponyme. Monty Python’s The Meaning of Life (1983) à l’humour bien anglais ; les Monty Python, une valeur sure de l’humour. The Muppet Movie (1979) avec Frank Oz et la troupe de marionnettes. The Apple (1980) de Menahem Golan. Cannibal ! The Musical (1993) par les auteurs de South Park qui promet une bonne dose d’humour noire et gore. Streets of Fire (1984) avec Willem Dafoe encore jeune.

 

Allez ! Ça suffit ! Plus besoin de sièges ! Let’s dance !

Par Nam Pham – le Mardi 10 Juillet 2012
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