· C'est l'histoire d'un collectionneur argentin du nom de Manuel Peña Rodrìguez qui vécut dans la première moitié du XXème siècle et qui vendit à sa mort toute sa collection au Fondo Nacional de las Artes à Buenos Aires. Beaucoup de copies restèrent alors perdues dans un dédale d'archives jusqu'à ce que cinquante ans plus tard un chercheur et historien, Fernando Martìn Peña, finisse par mettre la main sur une copie originale d'un des plus célèbres films de Fritz Lang et du cinéma muet: Metropolis. Fabuleuse découverte pour le monde des chercheurs qui ont là de quoi restaurer ce tout grand classique et de proposer une version encore plus fidèle à celle que les spectateurs de l'époque ont pu apprécier dans les salles et les ciné-clubs.
Seul bémol à l'affaire, cette pellicule est en réalité une copie négatif 16mm établie à partir d'une copie positif 35mm nitrate très fragile en raison de sa nature. Ajouté à cela que la copie 35mm a été projetée un grand nombre de fois et que la qualité s'est considérablement détériorée. Toutes ces vicissitudes – qui sont en même temps le lot quotidien des restaurateurs – induiront donc un long et surtout onéreux travail de restauration.
Mais reste que c'est là l'occasion pour nombre de fans et curieux de découvrir de nouvelles séquences ainsi que des mêmes scènes mais filmées d'un autre point de vue (comme cela arrivait souvent à l'époque du muet). C'est en tout de 25 minutes supplémentaires à la dernière version en date que nous pourrons peut-être bientôt (re)découvrir Metropolis, l'une des plus grandes et fameuses superproductions de l'histoire du cinéma.




