La soixante troisième édition du festival de Locarno se termine sur une note pluvieuse et une remise de prix assez expéditive. Oubliez le glamour de Cannes, à Locarno, c’est vite fait bien fait. Après un rapide discours d’Olivier Père qui nous confie à quel point il a apprécié son Festival, l’annonce du palmarès commence déjà.
Voici donc les gagnants de cette édition :
Pardo d’oro (Léopard d’or)
HAN JIA (Winter Vacation) de LI Hongqi, Chine
Premio speciale della giuria (Prix spécial du jury)
MORGEN de Marian Crisan, France/Roumanie/Hongrie
Pardo per la migliore regia (Prix de la mise en scène)
Denis Côté pour le film CURLING, Canada
Pardo per la migliore interpretazione femminile Léopard pour la meilleure interprétation féminine) décerné à l’actrice:
Jasna Duricic pour le film BELI BELI SVET (White White World) de Oleg Novkovic,
Serbie/Allemagne/Suède
Pardo per la migliore interpretazione maschile (Léopard pour la meilleure interprétation masculine) décerné à l’acteur :
Emmanuel Bilodeau pour le film CURLING de Denis Côté, Canada
Prix du Public UBS
THE HUMAN RESOURCES MANAGER de Eran Riklis, Israël/Allemagne/France
(Tous le palmarès est à retrouver sur http://www.pardo.ch/jahia/Jahia/home/lang/en)
C’est donc le formidable Han Jia qui, sans grande surprise, a obtenu les faveurs du jury. Une incompréhension majeure cependant devant le prix de la mise en scène décerné au lamentable Curling, dont la béance visuelle nous a laissé pantois ! Le pittoresque québécois Emmanuel Bilodeau n’aura pas su atténuer la persistante médiocrité du film.
Par chance le prix de l’interprétation féminine nous ravie. On regrettera simplement que le superbe Beli Beli Svet n’ait pas été plus récompensé, il méritait plus d’hommages.
C’est ainsi que ce termine ce festival, qui aura été marqué par une compétition quelque peu décevante, malgré quelques perles. En revanche, la Piazza Grande nous a offert des films de qualité par rapport à la précédente édition. On se souviendra longtemps de la merveille d’animation Gadkii Utenok qui nous a tous bouleversés.
Ce fut un véritable plaisir de couvrir ce festival, l’impatience de découvrir la prochaine sélection nous envahit déjà.




