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JdS 2014 : Les nominations

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L’année passée, le documentaire de Mano Khalil, Der Imker, a obtenu le plus grand honneur des Journées de Soleure. Le jury de 2014 choisira-t-il lequel parmi les six films nominés pour Le Prix de Soleure ?

Etonnamment, parmi les six films, il y a autant de documentaires que de films de fiction. Tous les films traitent, d’une manière ou d’une autre, des sujets d’immigration, de refuge, de révolution, de résistance. Millions Can Walk de Christoph Schaub et Kamal Musale retrace les manifestations non violentes des Indiens pour réclamer leurs droits. Ce film, rempli de belles couleurs typiques de l’Inde, est un documentaire engagé sur un peuple dont la culture a toujours fasciné le monde. Mon père, la révolution et moi réalisé par Ufuk Emiroglui aborde, quant à lui, plusieurs thèmes comme la révolte contre l’injustice politique et l’immigration.

Aussi en compétition pour le Prix de Soleure, le documentaire L’escale de Kaveh Bakhtiari s’avère néanmoins une déception. Le film, qui vient de sortir en Suisse romande, ne fonctionne qu’en se basant sur les émotions et la manipulation des émotions des spectateurs. Mais cela ne suffit pas pour traiter un sujet si sérieux : la situation des réfugiés.

Alfonsina de Christoph Kühn raconte l’histoire d’une poétesse féministe suisse qui s’est rendue en terre argentine et y est devenue un symbole mythique. Cette dame, tessinoise d’origine, est née en 1892, a lutté toute sa vie pour se faire respecter comme femme, et s’est donné la mort en 1938. Sa vie peu conventionnelle devient le sujet de ce film dans les mains du réalisateur zurichois Kühn. L’autre réalisateur zurichois, Alain Gsponer a réalisé cette année le film de fiction, Akte Grüninger – Die Geschichte eines Grenzgängers, un drame historique sur les évènements des années 30 à l’aube de la deuxième guerre mondiale.

Viktoria – A Tale of Grace and Greed de Men Lareida porte, en revanche, sur la période contemporaine. Le film raconte l’histoire des jeunes filles hongroises qui se rendent en Suisse pour faire le trottoir. Mais malgré son potentiel, le film manque de force pour pouvoir marquer profondément son spectateur.
Par Maral Mohsenin – le Jeudi 30 Janvier 2014
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