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FIFF 2012 - Palmarès de la 26ème édition

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Le Regard d'Or

Montré en Première Internationale au FIFF, le premier long-métrage du réalisateur israélien Ido Fluk, Never too late, a su convaincre le Jury International composé de Golam Rabbany Biplob (Bengladesh), Sepideh Farsi (Iran), Jacky Goldberg (France), Mohammad Rasoulof (Iran) et Franz Treichler (Suisse). Il reçoit le Regard d'Or d'une valeur de 30'000 CHF, « pour avoir brillamment abordé le dilemme de l’être humain contemporain face aux défis de son contexte géographique et culturel, parce que nous sommes convaincus qu’il n’est jamais trop tard… It’s never too late ».
Ce long métrage est l’histoire poignante d’une quête personnelle : celle d’Hertzel, jeune homme fauché qui rentre en Israël après plusieurs années passées à l’étranger et qui, vivant de travaux occasionnels, traverse le pays du nord au sud dans la vieille voiture de son père. Tout au long du voyage, les souvenirs enfouis ressurgissent; Hertzel se rappellent son père et redécouvre une partie sa vie. A travers son personnage, le réalisateur évoque la société israélienne « d’en bas » utilisant comme décor des paysages rarement dévoilés.
Très ému sur la scène du Rex 1 samedi soir lors de la soirée de clôture, Ido Fluk a déclaré avoir réalisé tout sauf un film politique. Il a cependant souligné que Never too late montre les réalités d'un autre Israël: une large population, dont il fait partie, souhaite le retrait des territoires occupés et milite pour la paix.


De nombreux prix et mentions

Le Prix Spécial du Jury s'élevant à 10'000 CHF est attribué à The last friday du jordanien Yahya Al-Abdallah « pour sa subtile combinaison entre le langage cinématographique et la narration». Le Talent Tape Award d’une valeur de 19'000 CHF va aux producteurs du film Historias que so existem quando lembradas, co-production brésilienne, argentine et française réalisée par la brésilienne Julia Murat «pour sa réflexion poétique sur le passage du temps et l’essence de l’image photographique, ainsi que pour la qualité de son traitement visuel ». Historias que so existem quando lembradas remporte également le Prix Don Quijote de la Fédération Internationale des Ciné-Clubs (FICC), le Prix e-changer (Jury des jeunes) ainsi que le Prix du Jury œcuménique. Asmaa et In the Open recoivent les deux une mention spéciale du Jury œcuménique. Le premier parce qu'il « traite de manière dramatique le sujet de la difficile acceptation du SIDA dans une société traditionnelle, à partir du vécu d’une femme courageuse », le second « parce qu’il exploite de façon convaincante les mécanismes du genre fantastique tout en identifiant la source de l’inquiétude dans l’expérience commune d’une vie en famille, de ses équilibres toujours délicats, et de la manière dont les personnes aimées, avec leurs projets et attentes, limitent la liberté de chacun ».

« Pour avoir tenté de combiner différents medias, et cherché à en traduire les effets sur la génération des réseaux sociaux », le film taïwanais Honey PuPu reçoit une mention spéciale du Jury International, tandis que le Prix FIPRESCI va au cinéaste coréen Huh Jong-ho pour son film Countdown, « un film à plusieurs niveaux qui peut s'adresser à de très divers spectateurs. Vu d'un côté, c'est un polar efficace, rapide et accessible; vu de l'autre, il aborde toute une série de thèmes plus profonds - la culpabilité, l'éducation des enfants, la maladie, le handicap, la mort et le salut - à travers son format de genre. Le jury a bien apprécié la maîtrise dont le metteur en scène change de ton, en passant habilement de l'humour au suspense et finalement au pathos - ainsi que le jeu convaincant de l'acteur principal. ». Enfin, le Prix du Public va à Asmaa de l’égyptien Amr Salama.

Un succès général

Cette 26ème édition du FIFF, la première sous la direction artistique de Thierry Jobin, a été très bien fréquentée (environ 30'000 entrées) et a réuni durant huit jours des cinéastes du monde entier. Outre les salles obscures, les forums et débats, ainsi que la master-class Ivan Passer de vendredi après-midi ont attiré un public cinéphile. Quant aux séances scolaires, organisées à Fribourg, Bulle, Payerne et Morat avec succès, elles démontrent de l’intérêt de la jeune génération pour les images venues d’ailleurs.

La 27ème édition du Festival International de Films de Fribourg aura lieu du 16 au 23 mars 2013.

source: www.fiff.ch

Par Prune Karlen – le Dimanche 1er Avril 2012
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