
Central Park, 20 avril 1989, une jeune joggeuse est retrouvée entre la vie et la mort. Cinq adolescents hispaniques et noirs sont arrêtés. A l’issue d’un rude interrogatoire, ils avouent avoir commis le viol de cette jeune femme blanche et sont condamnés à des peines allant de 6 à 13 ans d’emprisonnement. La presse les surnomme les "Central Park Five".
L’affaire a pourtant son lot de zone d’ombres. Aucun témoin oculaire ne vient étayer la thèse de la police et les tests ADN disculpent les cinq adolescents. En revanche, la presse ne joue pas en faveur du "Central Park Five" et présente le groupe comme des délinquants. Jusqu’au jour où Matias Reyes, violeur récidiviste, passe aux aveux. La condamnation annulée, les adolescents devenus des hommes sont libérés.
Derrière cette erreur judiciaire qui a brisé cinq vies se dévoile une ville en proie au racisme. « Ces jeunes étaient condamnés avant le procès par une ville aveuglée par la peur et la diversité des races, explique Sarah Burns. Il était plus facile de les considérer comme des criminels à cause de la couleur de leur peau. »
Dans le documentaire, le trio de réalisateurs décortique cette erreur judiciaire en s’appuyant sur des entretiens avec les membres du "Central Park Five" et de leurs familles, des anciens maires de New York, Edward Koch et David Dinkins et des journalistes.
Source: www.festival-cannes.fr



