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Affiche Film Waste Land

Waste Land

Poster - Film Waste Land
Sorti le 27 Avril 2011 · Durée: 1h39 · Genre: Documentaire
Réalisé par Lucy Walker, Karen Harley et João Jardim
Avec Vik Muniz.
« Pendant trois ans, WASTE LAND suit l'artiste brésilien Vik Muniz de Brooklyn, où il vit, à Jardim Gramacho en banlieue de Rio de Janeiro. Dans la plus vaste décharge du monde, il retrouve son Brésil natal pour un projet artistique inédit : photographier les « catadores » (les ramasseurs de déchets recyclables) dans des mises en scènes composées à partir d'objets et matériaux rescapés des poubelles. Tout au long de cette aventure, le projet va prendre une toute autre dimension. Au fur et à mesure de sa collaboration avec ces personnages hors du commun, Vik va saisir tout le désespoir et la dignité des catadores, alors même qu'ils parviennent à réinventer leur vie en prenant part à son ?uvre d'artiste. Produit par Fernando Meirelles et rythmé par les mélodies de Moby, le film de Lucy Walker propose une réflexion sur la responsabilité de l'artiste envers son environnement et sur l'idée utopique qu'une ?uvre peut parfois changer une vie. WASTE LAND nous offre la preuve éclatante du pouvoir de l'art, au-delà de la frénésie des cotes des artistes contemporains, redonnant ainsi un nouveau sens à la valeur de l??uvre. »

L'art au service des démunis?


Critique par Gabriel Dubois – Cinema.ch

« Vik Muniz, artiste contemporain brésilien vivant aux Etats-Unis, se rend dans la plus vaste décharge du monde, aux alentours de Rio, pour une démarche artistique unique en son genre. Il y sollicite la participation de plusieurs employés (les catadores) pour créer leurs propres portraits à partir de déchets. Sous la forme d'un film documentaire qui suit l'artiste sur trois ans, Lucy Walker signe une oeuvre magnifique de sensibilité et d'humanisme. Les symboles y sont puissants, comme celui de voir les plus pauvres vivre dans les ordures des plus riches, et celui de voir l'art se munir d'un pouvoir humanitaire qu’on ne lui connaissait pas.

Mais un malaise existe lorsqu'on songe aux véritables intérêts que défend le film, ou plutôt Vik Muniz à travers le film. On ne peut s'empêcher de se demander à qui profite réellement son projet. Est-ce aux catadores? Ce que nous ne pourrions qu'approuver. Ou est-ce à Vik Muniz lui-même? Ce qui changerait la portée du film. En tous les cas, Lucy Walker passe à côté des vraies questions qui auraient fait de ce documentaire un chef-d'œuvre du genre, à savoir comment en est-on arrivé à cette dérive qui voit certains hommes vivre grâce aux ordures de leurs semblables.
Cette incomplétude n’est toutefois pas majeure et ne cause pas un grand tort à ce film qui vaut le détour, dans le sens où il rend compte d’une énième manifestation méconnue des injustices sociales dans le monde. »

Bande annonce & Vidéos

10 Photos

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