






Une équipe de jeunes gens se retrouve pour une soirée censée les dépayser des nuits dansantes. Pour ce faire ils contactent Dante, un jeune guide habitué des périples dans les souterrains, galeries et bunkers berlinois. Ce que ces adolescents ne savent pas encore c'est que ce dernier va les mener en plein enfer.
Urban Explorer est un slasher typique, on y retrouve tous les éléments basiques du sous-genre: une équipe d'adolescents (les victimes), un gaillard mal fagoté à la mine patibulaire (le bourreau), des exécutions plus horribles les unes que les autres, une intrigue morte-née à laquelle on essaie d'accorder un soubresaut, un spasme par le moyen d'originalité scénaristique grotesque. Ici, la légitimation de la résistance du méchant par le biais d'un récit mêlant expérimentations biologiques et idéologie nazie relative aux « übermenschen ». Le film adopte les astuces du cultissime Halloween, la nuit des masques, autant sur le plan formel que narratif en reprenant ces séries de plans fixes sur des lieux déserts qui soulignent l'imminence de la menace par l'absentéisme du tortionnaire, et par là même son ubiquité. Autre parallèle, la thématique de la vengeance patriarcale. Le concubinage, les expérimentations saphiques et l'émancipation prématurée y sont punis par l'écoulement du sang.
Claustrophobes s'abstenir!