






« Seul film africain de la compétition officielle à Cannes cette année, Un homme qui crie raconte l'histoire d'un ancien champion de natation, Adam, reconverti en maître nageur de la piscine d'un hôtel luxueux. Mais la colère gronde dans le pays et bientôt son fils se retrouve enrôlé de force pour combattre aux côtés de l'armée gouvernementale contre les rebelles qui menacent l'équilibre politique de la nation tchadienne. La tragédie est qu'Adam en est indirectement responsable pour n'avoir pas payer sa cotisation au gouvernement. S'en suit culpabilité et ressentiment. Adam baisse les bras, se renferme sur lui-même, mais pour combien de temps?
Le film se concentre ainsi sur cette relation père-fils sans oublier d'évoquer le contexte de guerre, les difficultés sociales, professionnelles que connait le Tchad et nombre de pays africains. Si l'interprétation de Youssouf Djaoro est troublante de retenue et de vérité, si certains passages fonctionnent très bien, l'ensemble ne parvient pas à convaincre. On regrette une fin trop attendue et d'un pessimisme quelque peu superflu. Quant à la réalisation, on notera de bonnes choses, des angles originaux, des plans intéressants, mais, là encore, la sauce ne prend pas tout à fait et rendra par moments difficile l'immersion du spectateur dans le film. »