65th Cannes Film Festival
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Un garçon fragile: Le Projet Frankenstein - Tender Son: The Frankenstein Project

Poster - Film Un garçon fragile: Le Projet Frankenstein
1h45
Réalisé par Kornél Mundruczó
Avec Miklós Székely B., Lili Monori, Kornél Mundruczó, Rudolf Frecska et Kitty Csíkos.
« Il y a longtemps, un jeune homme a engendré un enfant sans jamais savoir ce qu'il est devenu. A 17 ans, son fils, Rudi, revient en espérant retrouver sa famille après une enfance passée dans une institution. Il espère trouver chez sa mère reconnaissance et affection, et surtout connaître l'identité de son père, mais il constate qu'il n'est pas le bienvenu. Presque par hasard, Rudi se retrouve dans un casting. Le réalisateur du film est fasciné par son innocence et pense avoir trouvé son acteur principal. Mais un évènement terrible met bientôt fin aux bonnes intentions de Rudi. Il devient un tueur poursuivi, et le réalisateur se rend compte que ce garçon étrange et silencieux est son fils, un monstre qu'il a lui même créé. Son seul choix est maintenant d'accompagner le destin brutal de son fils dans une recherche commune de la rédemption. »

Une belle esthétique au service d'un scénario niais


Critique par Mathieu Poget – Cinema.ch

« Curieux film qui pareillement à Schastye Moe (My Joy), lui aussi en Compétition à Cannes cette année, fait preuve d'un sens du cadre éblouissant, mais d'un scénario à tomber par terre. Les mouvements de caméra sont posés, magnifiques et originaux. La lumière et la composition, sont, l'un comme l'autre, le résultat d'un perfectionnisme et d'un sens du drame admirable et éclatant. C'est tout bonnement sublime. Mais qu'est-ce donc que cette histoire? A mille lieues de raconter de manière détournée le mythe de Frankenstein comme c'était semble-t-il l'intention avouée du réalisateur, Tender Son: The Frankenstein Project (Un garçon fragile: Le Projet Frankenstein) déçoit et finit même par tourner au ridicule.

Entre les mises en abyme avec un casting où un réalisateur est incapable de trouver son acteur fétiche, les meurtres improbables et gratuits, les comportements incohérents des personnages et une fin poético-nihiliste, on a vraiment son quota d'éléments pour provoquer l'irritation et l'ennui. Le hongrois Kornél Mundruczó sait incontestablement filmer et utiliser sa caméra avec goût et intelligence, mais n'a tout simplement rien à nous raconter d'intéressant ni de subtil. On passe son chemin devant ce long-métrage qui hésite entre film d'auteur agaçant et film de genre grossier. »

3 Photos

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