






« Décidément, "Transformers 3 : the dark side of the moon" suit fidèlement la ligne droite toute tracée par les deux précédents opus. Mais comme toujours, ce trajet se solde dans un grand mur de béton. Décevant, vide, pratiquement sans intérêt.
Pratiquement, parce qu'il faut quand même quelque peu nuancer : les effets spéciaux sont assez déments. Voir des villes entières se détruire sous nos yeux, des robots plus imposants et vrais que nature, de l'esthétisme à la Giger technologique, c'est cool. C'est bien fait, ça impressionne. La 3D est pour une fois bien utilisée et intéressante.
Mais il n'y a que ça. Et 2h35 de "que ça", c'est long. Au moins, cela à le mérite de nous faire poser des questions plus ou moins existentielles : qui est au service de qui ? Les effets au service de l'histoire ? La B.O au service de l'image ? Les acteurs au service des sentiments ? Vis versa ?
La réponse, semble-t-il, doit être la suivante : le film doit être au service des spectateurs. Et pour cela, il faut un savant mélange pas toujours évident de tous les ingrédients susnommés.
Dans le cas de Transformers 3, tout ce qui n'est pas au service des effets spéciaux, qui eux sont grandioses, est bâclé: les dialogues sont risibles tant ils sont mal écris, les personnages n'ont aucun reliefs. Pourtant, Shia LaBeoufa fait des progrès considérables dans son premier rôle,et Rosie Huntington-Whiteley,la jolie mannequin, aurait pu rendre son personnage beaucoup plus intéressant si la caméra ne la débilisait pas constamment en lui donnant le rôle de la jolie potiche objet qui ne sert à rien : la toute première image que l'on voit de la future femme du héros, c'est un gros plan sur son adorable postérieur... John Malkovich , Patrick Dempsey et Ken Jeong font des apparitions fracassantes, mais beaucoup trop rares.
Rajoutons encore que, léger manque de tact vu la panique actuelle pour le nucléaire, on nous apprend que Tchernobyl, c'était une attaque d'extraterrestres.
Bref... ce film manque de beaucoup de choses, que les magnifiques explosions (vu le coût du film, c'est le minimum) ne parviennent pas à combler. Dommage, et espérons que ce crash dans le mur est bien le point de chute de cette trilogie signée Michael Bay.