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Toad Road

Poster - Film Toad Road
1h15
Réalisé par Jason Banker
Avec Sara Anne Jones, James Davidson, Whitleigh Higuera, Andy Martin et Scott Rader.
« Une légende urbaine veut que la route appelée Toad Road, dans la petite ville de York en Pennsylvanie, mène à la porte des enfers. Sur cette base, Jason Banker a impliqué des acteurs amateurs, une bande de fêtards hardcore au talent d'improvisation surprenant, dans un projet cinématographique entre fiction et documentaire. Sans céder au style «fakumentary», le cinéaste dresse le portrait d'une jeunesse locale au comportement autodestructeur qui mènera ses protagonistes principaux dans des eaux d'une effroyable opacité. Tourné avec un budget dérisoire et une poignée d'amateurs aux performances troublantes, «Toad Road» parvient à briser toutes les conventions pour un résultat définitivement déroutant. Jason Banker a collaboré avec Jonathan Caouette sur le documentaires «All Tomorrow's Parties» et a été producteur associé sur son «Tarnation» (2003). «Toad Road» est son premier long métrage. Cette année, il sort également le documentaire «My Name Is Faith» avant de s'attaquer à «Squatter», un documentaire sur la culture squat de l'East Village new-yorkais. »

Plein de riens


Critique par Manu Zirnheld – Cinema.ch

Si l’un des grands maîtres des adolescents au cinéma reste Gus Van Sant (Larry Clark éventuellement), certains jeunes réalisateurs sont tentés de ne pas marcher sur ses traces. C’est le cas de Jason Banker qui, avec son film Toad Road, sillonne la lente agonie d’un groupe de jeunes paumés qui passent leurs temps à se défoncer au Vicks ou à se brûler toutes sortes de parties du corps. Mais lorsqu’une jeune fille de bonne famille débarque dans le groupe, les émotions changent. Une légende urbaine circule sur Toad Road, un chemin en forêt que personne n’a jamais pu traverser, puisque l’on y mourrait avant d’avoir traversé les 7 "portes de l’enfer". La jeune curieuse insiste et finit par y aller avec son ami.

C’est au départ une très bonne idée de mélanger les genres, à condition bien sûr qu’il y en ait ! Le style documentaire et le film d’horreur sont deux genres que l’on peut très bien mêler. Mais là où Le projet Blair Witch réussissait à foutre les jetons avec trois sous, Toad Road reste sur la chaussée. Pour cause, un trop plein de riens. La première partie semi-documentaire sur les pratiques extrêmes des jeunes ne pouvait être intéressante qu'à condition que la seconde soit également réussie. Et c’est bien le problème puisqu’à trop vouloir jouer avec l’économie de moyen et l’horreur invisible, c’est son propre film qui le devient. Quelques éléments vus et revus du cinéma horrifique interviennent en flash forward, mais ça ne suffit pas à instaurer une ambiance angoissante ou capable d'effrayer.

Avec un peu plus d’inventivité et peut-être un tout petit budget supplémentaire, Toad Road aurait pu être un petit chef-d’œuvre du film horrifique en marge du système. Malheureusement c’est l’ennui qui retiendra notre attention. Jason Banker, qui est peut-être meilleur dans le documentaire (My name is Faith et Squatter qui sortiront prochainement), devrait demander quelques conseils à Jonhattan Caouette qui l'a aidé à produire Tarnation.    

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