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Affiche Film To Rome With Love

To Rome With Love

Poster - Film To Rome With Love
Sorti le 4 Juillet 2012 · 1h51
Réalisé par Woody Allen
Avec Judy Davis, Ornella Muti, Antonio Albanese, Riccardo Scamarcio et Alison Pill.
« "To Rome with Love" nous fait partir à la découverte de la ville éternelle à travers différentes histoires de personnages, de simples résidents ou de visiteurs pour l?été, mêlant romances, aventures et quiproquos. »

Drôles Da Roma


Critique par Elie Aufseesser – Cinema.ch

Le Woody Allen cru 2012 est sorti et honnêtement, on y a cru. Un casting intéressant, une ville encore inexplorée par le cinéaste new-yorkais et des années après Stardust Memories, on avait des raisons d’espérer une forme d’hommage ou du moins quelques références à Fellini.

 

D’autant que l’an dernier avec Midnight in Paris (carton planétaire, meilleur résultat au box-office de sa carrière pour Woody) il avait réussi à nous surprendre, à nous faire rire. Après 40 ans et autant de films, ce voyage temporel dans Paris ressemblait à un passage en revue de ses sources littéraires, picturales ou cinématographiques, sorte de note de bas page géante, tout en parvenant, dans le même temps, à se trouver un alter-ego et fil conducteur narratif parfait en la personne de Owen Wilson.

 

Dans To Rome With Love le fil narratif est coupé en quatre.

 

Un morceau pour une histoire de cul entre étudiants américains (Jesse Esienberg et Ellen Page) le tout parrainé par la présence semie-réelle de Alec Baldwin.

 

Un autre pour Roberto Begnini, devenant célèbre contre sa volonté à la manière du roman de Serge Joncour l’Idole, bientôt sur vos écrans dans une adaptation de Xavier Giannoli.

 

Le troisième va à un couple issu de la campagne italienne, semblant tout droit sorti d’un film néoréaliste des années 40-50 et monté à la grande ville pour « réussir ».

 

Le dernier bout est attribué à une histoire de metteur en scène d’opéra raté (Woody Allen lui-même) et d’un ténor capable de ne chanter que sous la douche. Ce dernier rêve d’incarner le rôle du Paillasse dans le Pagliacci de Leoncavallo, ce qui va nous offrir une scène, à vrai dire la seule scène réellement cocasse du film.

 

Pour le reste, Woody Allen fait du Woody Allen mais jamais jusqu’au bout, ça part dans tous les sens et au lieu de remettre en question les clichés liés à la ville éternelle, il les calque à l’écran de manière assez basique.

 

Comme il le dit lui même dans le documentaire lui étant consacré ces temps-ci en salles, il produit le plus de films possibles et avec un peu de chance émergera peut-être un chef-d’œuvre. Pour cette fois c’est raté, même pas un joli petit film à la hauteur de Midnight in Paris, simplement un objet d’étude intéressant quand on se penchera sur les navets du géant (parce que s’en est un) du cinéma américain.

 

On vous aurait bien conseillé le documentaire de Robert B. Weide à la place, mais il se trouve être tout aussi dépourvu de point de vue. Ne nous reste alors plus qu’à consulter la fiche IMDB de Woody Allen, et d’y piocher au hasard un bon cru auquel nous n’aurions toujours pas goûté en attendant, nous l'espèrons, le millésime 2013.

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