






Lorsque le producteur d’Esposados, premier court métrage espagnol nominé aux Oscars, en 1996, prend la caméra pour un long métrage, les attentes sont évidemment grandes. The Path, de Miguel ángel Toledo, est un thriller et un film d’horreur, dans lequel tout est mis en place pour être effrayant : une petite famille s’isole dans un chalet en forêt, une musique appuie les coupures et apparitions. Les images sont très esthétiques, avec une lumière hivernale bleutée. La première partie du film ravit donc le spectateur, qui s’attend à de grands frissons.
Pourtant, à part l’attente,The Path n’offre pas grand-chose. Beaucoup de pistes sont mises en place, pour n’être finalement pas exploitées, beaucoup de clichés sont présents, mais tout cela sans aboutissement ni raisons valables. Tant et si bien que face à l’attente de ce qui n’arrive pas, le spectateur finit par prendre les choses en main et s’imaginer seul les scénarios possible: la marionnette, qui intervient à plusieurs reprises dans une ambiance de mystère pourrait devenir un personnage central. Ou encore le chien agressif qui attaque le père de famille, suite à une longue poursuite, pourrait avoir poussé l’homme à s’introduire trop loin dans des bois où il serait attendu... Mais il n’en est rien. Tout est simplement mis en place, puis le réalisateur passe à autre chose, laissant le public sur sa faim. Il doit donc se contenter sagement de l’esthétisme et des films qu’il a pu se créer durant la projection.