






Pari osé pour Kenneth Brannagh, qui ne s’en sort pas si mal. On reconnaît sa main dans la démesure des décors, son goût du travelling long et lent (Ha, Laurence Olivier !) et ce montage rapide et obsessionnel. Bien que le libretto soit excellemment adapté par Stephen Fry et que la musique soit magnifique, le film souffre d’une certaine lourdeur –à moins que ce ne soit de la naiveté ? - et de ses acteurs, qui ont l’air d’avoir oublié qu’ils faisaient un film et non la représentation filmée d’un opéra. Mais peut-être est-ce tout simplement trop difficile de transposer ce genre au cinéma, sans doute à cause d'une trame narrative trops simple (merci Mozart !) . Au moins, avec Shakespeare, c’est plus crédible. Dommage.