






« L’incroyable Hulk, le demi-dieu Thor, le plaisant Iron man, l’honnête Captain America, l’habile Hawkeye et la dangereuse Black Widow sont réunis autour de Nick Fury pour former les Avengers, une équipe de superhéros prête à en découdre avec les ennemis du monde libre (ou les Etats-Unis). Chacun d’entre eux sont apparus dans des précédents films et –du coup– la promotion de The Avengers décuple et rassemble six fois plus de fans des précédents films.
Inutile de juger sur la qualité scénaristique ou autres critères artistiques ; pour ce film, la question est : les scènes d’action valent-elles la peine ? La réponse est simple : six fois OUI. Le recrutement des superhéros, au début du film, est déjà un aspect jouissif du film. On retrouve un à un nos héros, plutôt réticent à rejoindre l’agence S.H.I.E.L.D, dans des séquences davantage tournés vers le comique que l’action. Mais ce n’est que temporaire. Rapidement l’action entre en scène et ne se laissera détourner que par quelques séquences sentimentales, patriotiques et autres moments rébarbatifs. Comme tout film de superhéros, les Etats-Unis sont les protecteurs, les (super)héros du monde libre ; le film ne s’en cache pas : nos héros incontrôlables et se faisant la tête se regroupent pour leur ultime combat derrière la bannière étoilé que représente Captain America, « un symbole démodé mais dont le monde en a besoin » (dixit l’agent Coulson). Après tout pourquoi critiquer la propagande des Etats-Unis ? Le communiste Eisenstein a toutes ses lettres de noblesse. Outre, la destinée paternaliste des Etats-Unis, sa supériorité technologique nous est jeté en pleine figure (et en 3D, s’il vous plait). Navire de combat aérien, soldats efficaces et courageux, armements puissants ; le film peut prendre l’aspect d’un magnifique défilé militaire. Et on se réjouit.
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