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Rajouter des monstres numériques en arrière-plan, modifier le son et certains acteurs, … à force de retoucher sans cesse sa saga Star Wars, on commence à s’habituer aux sales manies de George Lucas. Au gré des nouvelles technologies ou plutôt au gré de la demande du public, il se lance cette fois dans la 3D ; en nous promettant monts et merveilles.
Après tout, aucun film – à part Matrix– ne se prête mieux à la 3D que Star Wars. Les scènes de poursuites dans l’espace, les combats aux sabres lasers, l’entrée dans l’hyperespace, les gratte-ciels monumentaux de Coruscant déjà impressionnants en numérique offrent un avenir radieux pour la 3D.
Laissons de côté, les erreurs scénaristiques (Jar Jar Binks ou autres « blagues » puériles de Lucas) et attardons-nous sur l’apport de la troisième dimension dans Star Wars : La Menace Fantôme. A première vue, la 3D donne un meilleur résultat pour les scènes d’actions et un rendu plus net des décors et de certains personnages. L’amélioration s’arrête là, et –grosse déception– aucuns effets purement 3D (le genre de 3D que l’on verrait au Futuroscope) ne vont assouvir nos envies de spectacles et de divertissements.
Quid de la course de podracer, de la bataille des chasseurs Naboo et du combat Dark Maul vs Qui Gon Jinn et Obi Wan Kenobi ? Avec ou sans 3D, ces séquences sont captivantes et impressionnantes. On pourrait presque retirer ses lunettes 3D et ne rien manquer du spectaculaire substantiel de Star Wars.
De plus, avec la 3D, un gouffre béant s’ouvre entre les acteurs « réels » et les personnages numériques ; ces derniers semblent être sur un plan qui se détache en avant d’une toile en 2D –comme dans les livres animés de notre tendre enfance. Le film étant tourné à l’origine pour la 2D, l’équipe de Prime Focus et ILM sous la direction de John Knoll a fait tout son possible pour sortir cette (médiocre) 3D.
Pourquoi vouloir absolument détruire un film pour suivre l’engouement populaire ? La conversion en 3D n’est pas toujours souhaitable –sauf pour des raisons pécuniaires. Peut-on espérer qu’un jour George Lucas sorte du côté obscur du cinéma ?
L’aspect purement commercial du cinéma nous frappe en pleine gueule avec cette série de conversion 2D à 3D –dont Titanic en sera aussi victime.
En résumé, grosse attente de la part de Star Wars et grosse déception ; la 3D n’apporte absolument rien si ce n’est des rentrées d’argent.