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Inscrit en compétition internationale dans le cadre du NIFFF, Saint a tout du film d’horreur classique. Au niveau de la réalisation, Dick Maas n’innove pas ; le film est plein de clichés du genre : personnages, musique, son, traitement du suspens et de la tension… Non, décidément c’est un film d’horreur –ou pour être plus précis, un slasher movie– d’une affligeante banalité.
Certes, Saint manie harmonieusement l’humour et l’effroi et –il faut l’avouer– qu’il y a tout de même une séquence impressionnante ; celle où le damné Saint-Nicolas sur son cheval blanc galope sur les toits d’Amsterdam ; une séquence mélangeant habilement rire et action.
Une bonne séquence pour un film d’une heure et demi, ce n’est pas très gratifiant en fin de compte…
Mais ne soyons pas si dur avec Saint, certes, le film est d’un cliché mais on se surprend à en rire. Souvent, le cliché est tellement grotesque –par exemple, une lampe de poche roulant au sol, suggérant que son propriétaire vient de se faire massacrer en hors-champ ou encore la très fameuse scène du cadavre qui apparaît subitement à l’écran etc… Quoiqu’il en soit, le cliché est tel, qu’indéniablement des rires s’élèvent de la salle. Si l’on prend Saint au second voire troisième dégrée, il reste tout de même appréciable. Le film se permet même une petite critique de la société de consommation ; critique tout aussi banale que la réalisation…
L’idée de détourner un personnage mythique de notre enfance en un vengeur sanguinaire paraît originale mais il en faut plus pour faire un bon film. Saint n’a rien à envier d’un Carpenter ou d’un Romero.
Peu gore, peu angoissant et surtout très peu original, Saint ne semble pas avoir créer de surprise au festival fantastique de Neuchâtel. Finalement, est-ce que le dernier critère peut s’appliquer à presque tout les slashers movies ? Après tout, peut-être que Saint n’a fait que suivre les règles strictes du genre. Bref, on peut dire sans risque que les autres films de la compétition internationale n’ont pas à se méfier du film de Dick Maas.