






« Avec son nouveau film, Cédric Klapisch nous emmène dans les méandres de Paris et de ses habitants au travers d'histoires qui vont se croiser sans jamais véritablement se rejoindre. L'intrigue principale du film tourne autour de Pierre (joué par Romain Duris, comédien fétiche de Klapisch), ancien danseur étoile qui vient d'apprendre qu'il souffre d'une maladie cardiaque. Ses jours sont comptés et il réalise la chance qu'ont toutes les personnes autour de lui d'être en pleine possession de leurs moyens. Ce que le film révèle cependant, c'est que même les personnes en pleine santé cachent au fond d'elles des souffrances atroces, souvent inavouables. La douleur semble être ce qui réunit les personnages de Paris dans leur quotidien. Pourtant, malgré ce programme alléchant qui tend à nous rappeler Magnolia de Paul Thomas Anderson, le film ne s'immisce jamais au fond des choses, il laisse un goût d'inachevé, un manque d'épaisseur dans le traitement de la souffrance contenue en substance dans chacune des personnes qui font Paris. Jouant moins avec les split screens (ces images dans l'images qui faisaient tout le bonheur de L'Auberge espagnole), Klapisch utilise le montage dans toute sa linéarité laissant le temps au temps, ainsi Paris est un film qui, au contraire de l'idée que l'on a des Parisiens, se réalise vraiment dans sa lenteur et sa façon de chercher au fond des personnages qui ils sont vraiment. »