65th Cannes Film Festival
Sorties et actualités Cinema sur cinema.ch Cinéma à Lausanne et Genève
Affiche Film Panique au village

Panique au village

Poster - Film Panique au village
Sorti le 28 Octobre 2009 · 1h16 · Animation
Réalisé par Vincent Patar et Stéphane Aubier
Avec Benoît Poelvoorde, Bouli Lanners, Jeanne Balibar, Alexandre von Sivers et Véronique Dumont.
« Cowboy et Indien se trompent dans leur commande en ligne de briques pour la construction d'un barbecue. Où cacher, avant le retour de Cheval, les cinquante millions de briques qu'on vient de leur livrer ? Sur le toit de la maison ? Celle-ci s?écroule. On veut la reconstruire, mais d?étranges créatures, sorties de la mare, volent les nouveaux murs au profit de leur propre village sous-marin. Comment Cheval va-t-il rétablir la situation avant le début de sa leçon de piano ? »

Les réalisateurs tentent la combinaison (impossible ?) d'une technique d'animation exigeante avec une créativité libre, brute et totalement spontanée.


Critique par Timothee Lechot – Cinema.ch

« Vincent Patar et Stéphane Aubier collaborent depuis longtemps à la réalisation d’animations proches, dans l’inspiration, de Panique au village qui représente, de leur propre aveu, une sorte d’aboutissement. Ce long métrage constitue d’ailleurs la reprise peaufinée d’une série du même nom qui, diffusée il y a dix ans sur Canal, avait compilé les premiers prix de festivals. Cependant, le transport de personnages taillés pour le sketch dans un récit d’une heure et quart ne va pas sans heurts.

À l’heure où la révolution numérique semble définitivement établie dans le cinéma d’animation, des artistes reviennent à des techniques traditionnelles comme le stop-motion. Ni rétrogrades ni nostalgiques, les auteurs de Panique au village préfèrent le bricolage filmique d’une prise de vue image par image aux prouesses graphiques de la synthèse. Leurs héros animés s’incarnent dans les jouets d’antan – personnages en caoutchouc, petites voitures, etc. – que les enfants ont délaissés à la faveur d’autres modes venues du Japon, ce qui est aussi vrai des anciennes techniques et esthétiques d’animation. Ces jouets se meuvent dans le décor soigné d’un village enfantin où tous les objets récupérés dans les brocantes et simplement juxtaposés devant la caméra créent des effets amusants de disparate et de disproportion.

Cet humour visuel se renouvelle, avec bonheur, tout au long du film. En revanche, le comportement farcesque des personnages, leurs raisonnements inconséquents et la lourdeur de leur accent belge – Benoît Poelvoorde compte parmi les doubleurs – sont trop peu imaginatifs pour nous amuser longtemps. Dans les épisodes qui formaient la série, cette dimension absurde n’avait pas le temps de s’essouffler. Dans le long métrage, au contraire, les blagues faciles et décalées que les protagonistes ne cessent de lancer perdent l’avantage de la surprise et, dès lors, tombent loin du spectateur. Malheureusement, le scénario repose sur le même principe explosif d’un nonsense à l’anglaise. Il manque d’enjeux pour développer des tensions et ne révèle aucune structure, en dehors d’un happy end conventionnel du type « un an plus tard ».

Pourquoi nous emmène-t-on au pôle Nord, au centre de la Terre, dans les entrailles d’un pingouin mécanique et dans une cité submergée de l’Atlantide alors que les deux maisons du lieu initial et leur poignée d’attachants villageois auraient suffi à développer un univers dynamique et cohérent ? »

Bande annonce & Vidéos

3 Photos

« Panique au village (2009) »« Panique au village (2009) »« Panique au village (2009) »

Fans



Cette fiche/critique a été consultée 897 fois