






Cette année, la piazza nous habitue à des faux films américains : mêmes thématiques, mêmes genres (zombie, thriller, comédie romantique) mais réalisés par quelques pays moins argentés. Monsters n’échappe pas à la règle. C’est une production anglo-espagnole.
Alors comment faire pour être un peu intéressant lorsqu’on réalise des films américanisés demandant plein d’effets spéciaux mais qu’on ne peut pas se les permettre financièrement ? On fait croire qu’on réfléchit plus profondément. C’est ainsi que notre bébé film bâtard utilise un fond d’invasion extraterrestre pour critiquer la frontière murale entre le Mexique et les Etats-Unis. Ensuite, une belle histoire d’amour entre les deux protagonistes se développe avec l’élégance d'une femme-tronc, belle histoire d ‘amour scellée par la vision de deux aliens faisant des papouilles (aliens qu’on avait crus jusqu’alors méchants mais qui en fait devenaient méchants à cause des vrais méchants humains). Originalité renversante corroborée par la platitude totale de la musique qui fut probablement composée par un Bono sous éther.
Evitez de regarder ça en présence de votre E.T. domestique.