






« Disney a cherché à surfer sur la vague du succès du personnage du cochon d'Inde qui était présent dans leur précédent film d'animation, Volt, et cela se ressent, notamment sur le scénario et la réalisation à l'emporte-pièce. Des rongeurs qui carapatent avec des super gadgets, on en a en vois-tu en voilà, et c'est bien là la seule réussite de ce film. En effet, les studios de Disney ont accompli un petit exploit en faisant vivre et parler ces rongeurs, en les ajoutant sur des images réelles, dans le principe de la réalité augmentée. Et tant qu'à faire, le film peut également être vu en salle avec les lunettes permettant la projection tridimensionnelle. Encore faudrait-il qu'il y ait autre chose que de la poudre aux yeux. Et c'est là que le bât blesse. Le scénario se développe en frisant le ridicule, les dialogues sont particulièrement niais, des situations bourrées d'incohérences? Mais, chose intéressante, on essaie quand même de nous fourguer une histoire de machination internationale menée par une entreprise, et en lien avec des autorités gouvernementales chinoises, russes, etc. Une fois de plus, des clichés idéologiques sont intégrés discrètement à une production destinée aux enfants, ce qui est très critiquable. Disney oblige, le film se termine sur une grande morale à la fois pseudo-écologique et sur l'amitié humaine envers les bêtes, nous apprenant qu'il ne faut pas tuer les taupes ou maltraiter les cochons d'Indes, et qu'ainsi le monde s'en portera mieux. Si vous aimez les petits animaux à pattes courtes, préférez l'animalerie, vous pourrez y trouver un hamster à un meilleur prix qu'une place pour ce film, mais bien sûr celui-ci ne pourra tailler une bavette avec vous ou faire de la moto. »