






« La difficulté des films de types biographiques, c’est toujours de faire la part des choses entre fiction et réalité. Jusqu’à quelle mesure peut-on romancer la réalité pour la rendre attractive aux yeux d’un public exigeant tout en racontant les faits de manière véridique ? Richet répond avec un carton avant même le générique : il nous présente une version qu’il a lui-même réalisé, ce n’est donc pas LA vérité, mais SA vérité.
Deuxième difficulté: ne pas héroïser le truand. Braqueur de banques doublé d’un assassin, Jacques Mesrine n’est pas le Robin des Bois que l’on prétend parfois. Ainsi, Vincent Cassel a refusé une première fois de tourner le film parce qu’il considérait que le gangster était trop « mis en avant ». Dans cette deuxième version, il a été d’accord d’endosser le rôle considérant probablement que les mauvais côtés du personnages étaient assez soulignés. Nous lui donnons entièrement raison.
L’un des point fort du film est sans conteste le casting. Vincent Cassel se transforme pour devenir un mégalomane redoutable et sa performance est en touts points admirable. Gérard Depardieu, dans un rôle plus classique de « parrain », arrive tout de même à nous rappeler un certain Lino Ventura. Cécile de France, elle aussi, convainc en compagne intrépide.
La qualité esthétique du film est également à relever. Durant le générique, on a choisit de scinder l’écran en plusieurs parties (allant jusqu’à 6 mini-écrans), présentant chacun la même action, mais avec des angles de vues différents. Une manière habile et originale de présenter « l’homme aux mille visages » (surnom que lui donnait la presse de l’époque). On retrouve cette mise en forme surprenante à plusieurs reprises dans le film, mais grâce cette fois à la situation de la caméra (face à un jeu de miroirs, par exemple).
Chose surprenante, le « genre » du film varie en cours de projection. On passe du polar français plutôt classique durant la première partie à un film d’action à l’américaine dans la deuxième. En effet, si l’on se concentre au début sur les relations louches du personnage, avec des prises de vues relativement longues et calmes et une mise en scène accentuée sur le personnage, alors dès le départ de Mesrine au Canada, on change du tout au tout ! Des plans brefs, une construction de la tension très standardisée, un surplus d’action... Tout, jusqu’à l’évasion de prison, nous rappelle « Prison Break ».
En conclusion, on a affaire ici à un film d’action bien construit et admirablement mené. Thomas Langmann produit un divertissement bien plus réjouissant que lors de sa dernière tentative. Cette rencontre (ou retrouvaille) avec Jacques Mesrine ne laissera certainement personne indemne. »
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DVD Mesrine: L'Instinct De MortDurée : 113 minAge : 0 Prix :17.90.- En Commande: Expédié le 14 Septembre Plus de détails |
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