Cinéma Lausanne Genève
Affiche Film Mesrine: L'Ennemi Public N0 1

Mesrine: L'Ennemi Public N0 1

Sorti le 19 Novembre 2008 · Durée: 2h13 · Genre: Action, Thriller
Réalisé par Jean-François Richet
Avec Olivier Gourmet, Samuel Le Bihan, Vincent Cassel, Mathieu Amalric et Gérard Lanvin.

Un deuxième opus très en-dessous du premier


Critique par Valère Gogniat – Cinema.ch

« Thomas Langmann n’a visiblement pas seulement voulu importer en France les gros moyens de production des blockbusters. Il a probablement aussi voulu imiter les frères Weinstein (superproducteurs américains) en faisant passer le spectateur deux fois aux caisses des cinéma (et ainsi renflouer son porte-monnaie, cruellement vide depuis le bide d’Astérix aux jeux olympiques). L’astuce est très subtile : à la fin du premier volet, un carton fait saliver le spectateur à la manière des séries des premiers temps du cinéma : la suite au prochain numéro ! On sait que Mesrine va mourir, on sait où, on sait comment et on sait même quand. Alors, pourquoi un deuxième volet alors que le premier couvrait entièrement le roman du bandit ? On a du penser qu’il restait des choses à dire.

La deuxième partie de la vie de Jacques Mesrine a été consacrée à satisfaire sa mégalomanie en braquant toujours plus de banques et en s’évadant d’endroits toujours plus cloîtrés (des fameux quartiers de haute sécurité jusque d’un tribunal, en prenant le juge en otage). On passe donc plus de deux heures à le voir se démener pour survivre dans ces jungles (urbaines ou non) et on finit par s’ennuyer. Entre deux interviews clandestines pour Paris-Match, il prend quand même le temps de se demander si il doit mener une révolution. Profiter de son statut si convoité d’Ennemi public n°1 pour mener des grandes actions, « changer les choses », à l’images des actions de ces groupes des années 70-80 (tels les Brigades Rouges en Italie, ou la RAF en Allemagne). Mais bon, on n’est pas dupe : Mesrine reste Mesrine et braquer les banques reste son véritable dada.

L’apparition de Gérard Lanvin en Che Guevara français à grosse perruque n’est pas convaincante. Au contraire de Vincent Cassel qui, avec les 20 kilos qu’il a pris pour le tournage, assure une véritable performance de cinéma. Le réalisateur, peut-être fatigué du bon exercice de style du précédent opus, abandonne la caméra à elle-même et les images que l’on voit sont simples et tristement fades.

Notre conseil : gardez la très bonne impression du premier volet et épargnez vos deniers en évitant cette mauvaise suite. »

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