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Affiche Film Love and Other Drugs

Love and Other Drugs

Poster - Film Love and Other Drugs
Sorti le 29 Décembre 2010 · Durée: 1h52 · Genre: Comédie romantique
Réalisé par Edward Zwick
Avec Jake Gyllenhaal, Anne Hathaway, Oliver Platt, Hank Azaria et Judy Greer.
« Jamie est un commercial dans une entreprise pharmaceutique, un domaine dans lequel son charme lui permet de décrocher de juteux contrats. Maggie est une femme indépendante et libérée, qui évite toute relation, à cause de sa santé précaire. Les deux vont tomber sous l'emprise d'une drogue : l'amour. »

Sucre. Overdose.


Critique par Aureliane Montfort – Cinema.ch

« On attend toujours les comédies romantiques au tournant, en espérant un semblant d’innovation – ou alors on tente d’oublier le schéma typique. Le personnage sarcastique ou le tombeur qui se surprennent à vouloir une relation sérieuse : on connaît le début, on connaît la fin. Dans le cas plus particulier des romances sous fond de maladie incurable,  on attend le moment où l’intrigue se casse la gueule via le trop plein de pathos ou alors le sentiment gêné qu’on s’est servi d’un problème grave – dans notre cas, un Parkinson précoce - pour colorer une intrigue d’un genre considéré comme plutôt superficiel. Le sujet de la maladie de Parkinson est-il traité de manière trop légère dans Love and other Drugs ? Les moments de témoignages sont-ils irrespectueux pour les victimes de ce mal incurable ? Ce sera aux malades d’en décider, ce film n’étant, finalement, qu’une occasion de faire jouer ensemble deux stars très en vue ; Jake Gyllenhaal qui a définitivement gagné un statut de sex symbol bancable depuis Prince of Persia (et peut se permettre de s’essayer à d’autres registres de films que les productions Indie de ses débuts) et Anne Hathaway, rompue à l'exercice des comédies à succès. Les deux comédiens s'étaient par ailleurs déjà croisés lors du tournage de Brokeback Mountain.

Autant souligner tout de suite que la caméra sait flatter les deux séduisants acteurs principaux, et qu’au milieu de ces flacons de pilules et médicaments, le spectateur fait facilement une overdose de grands yeux de biches, du sourire radieux mais grinçant et des boucles Shine and Curl (c) de Madame, des fossettes, des éclats Pepsodent (c) et des œillades bleues de Monsieur. Gyllenhaal (nominé pour un Golden Globe) éclipse sa performance sous son physique avantageux, un effet certainement voulu puisque c’est l’essence même de son personnage de représentant en remèdes high-tech. Opération séduction.

 

Love and other Drugs vaut en fait plus pour la satire de l’univers qu’il dépeint en marge de sa nature de bleuette souffreteuse et bien-pensante: le monde de la pharmacologie, en plein boom dans les années 90. 1996, c’est en effet les débuts du Viagra, annoncé comme une révolution,  une période où les firmes pharmaceutiques brassent des millions sous fond sonore de macarena. C’est Prozac contre Zoloft, une guerre ouverte des marques, opération séduction de tous les VRP sur un marché ou un dépressif est considéré comme un client à long terme. Le cynisme et le capitalisme à l’échelle d’anti-dépresseurs et de rebooster sexuel : c’est dans ces moments que le film offre les meilleures moments comiques. Dommage que ces scènes ne soient que secondaires à l’intrigue.

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