






« Qui s'y frotte s'y pique, Bruce Banner connaît cet adage par coeur, lui qui, dès qu'on l'énèrve, se transforme en l'incroyable Hulk, un surhomme de 2m50 à la peau verte dopé à la testostérone. Sa force se décuple et le décor devient alors un terrain de jeu et de destruction pour le plus grand bonheur des réalisateurs friands d'action tape à l'oeil. Sans vouloir bouder notre plaisir, Hulk reste un héros toujours plaisant et impressionnant à observer. La manière dont il est integré dans le film retient notre plus vive attention car il s'agit de ne pas se planter et d'imaginer un stupide individu de synthèse (c'est pourtant ce qu'il est). Ainsi et c'est là un des deux atouts principaux du film : Hulk est dans l'ensemble une créature crédible, qui, cachée sous les traits d'Edward Norton, révèle une psychologie plus fournie, que dans le premier opus signé d'Ang Lee. Encore plus vraie nous semble la créature lorsqu'après un affrontement titanesque contre l'armée, il se réfugie d'un orage avec sa bien aimée (Liv Tyler) dans un abri et la pluie ruisselle le long de son corps parfaitement synthetisé. L'autre atout réside dans une distribution parfaite avec un Edward Norton convaincant qui donne la réplique à la toujours aussi sublime Liv Tyler, le trop rare Tim Roth en méchant soldat dopé à des produits très louches et enfin William Hurt, en Général de l'armée, père de Lyv Tyler, qui aimerait utiliser Bruce Banner pour développer une forme de supersoldat. Mais alors, qu'est-ce qui coince? Le scénario, pas très original, pas de surprises, de l'action pas innovante pour un sou même si toujours plaisante à regarder. On a la désagréable impression de voir un enième blockbuster de plus qui ne restera malheureusement pas gravé dans nos mémoires. Le syndrôme du sitôt vu, sitôt oublié sied parfaitement à ce Hulk. Les fans apprécieront, les autres moins... »