





« L’idée de ce long-métrage naît d’une expérience vécue. En effet, alors que Franz Josef Holzer exerce encore comme médecin, sa rencontre avec un patient souffrant du trouble de Capgras (croyance qu’une personne familière a été remplacée par un double physiquement similaire et mal intentionné) termine d’éveiller sa curiosité au sujet de l’identité. En mettant en scène la vie d’une personne atteinte de ce syndrome, le réalisateur nous invite à nous questionner sur la perception de la réalité et sur notre connaissance de l’autre. Du jour au lendemain, le regard que porte Antoine, personnage central de l’Ecart sur son épouse, Camille, change… Comme un poison inexplicable, la méfiance envers l’autre s’immisce dans leur vie de façon subtile, détruisant tout sur son passage. Antoine pense que sa femme en est une autre. Quoi de plus douloureux que le déni de la personnalité ? Lui-même est tellement convaincu de l’imposture de son épouse, qu’il arrive à nous faire douter à notre tour… Les obsessions d’Antoine vont l’entraîner dans une dérive progressive mais sans issue. L’Ecart est une longue descente aux enfers, le film baigne dans une atmosphère terne et mystérieuse. Malgré une thématique originale et la performance de Michel Voïta, le film manque de rythme et peine à maintenir la tension dans laquelle il commence. Dommage. »