






« Les quattro volte ressemble quelque peu à une pause cinématographique. Tout d'abord parce que le film se contemple uniquement et qu'il n'est en aucun cas doté de la moindre part de dialogue. De plus, de part son atmosphère douce de campagne italienne quelque peu coupée du monde, elle nous donne l'impression finalement de prendre un grand bol d'air.
Mais toute l'importance du film ne réside pas seulement à nous faire passer un agréable moment, elle procure une vraie réflexion sur la vie en général, à travers l'histoire de trois êtres vivants que tout sépare mais qui sont liés à jamais aussi bien géographiquement, que temporellement ou même encore émotionnellement. Ainsi, de l'histoire d'un vieillard à la fin de sa vie, à celle d'un chevreau qui perd de son vue son troupeau en passant encore par l'arbre qui se développe au fil des saisons, les Quattro volte est d'une simplicité abérrante et en même temps d'une intensité prononcée.
En clair, le sentiment que l'on a à regarder les quattro volte ne peut réellement s'expliquer par écrit tant il est métaphysique. En somme, une oeuvre touchante qui va au delà du simple fait de montrer des images. »