






« Filmé uniquement en plans très larges et volontairement fixes, le film surprend de prime abord. Comme si la caméra, incapable de s’approcher au plus près de ce jeune homme que la vie vient de frapper, ne voulait garder que ce contact lointain et un peu artificiel avec lui. Lake Tahoe est un petit bijou d’essai artistique qui, et c’est regrettable, ne risque pas de toucher beaucoup de cinéphiles. Par sa lenteur et son manque, volontaire, de rythme, Lake Tahoe nous fait réaliser la douleur d’un adolescent. Un moment inoubliable de cinéma tout en finesse. »