






« Premier long-métrage de Gary McKendry après un parcours dans les spots publicitaires et un court-métrage remarqué à la cérémonie des Oscars de 2005, Killer Elite fait partie de ces films au casting tape-à-l'oeil reposant sur des trognes charismatiques du cinéma d'action. Il suffit de se souvenir de cocktails explosifs tels que Sin City et Shoot' Em Up - où une carotte, en plus de constituer le régime diététique du héros pouvait également servir à occire son prochain (!) - dans lesquels joua Clive Owen ou encore les diverses collaborations de Jason Statham et de Guy Ritchie, sans oublier les films inégalement intéressants que sont Crank et Crank: High Voltage, pour saisir d'emblée le rythme percutant auquel sera soumis Killer Elite. Ajoutez à cela la présence de l'une des personnalités du septième art, Robert de Niro, et vous aurez déjà une pléthore de facteurs pouvant inciter un "aficionado" du genre à se procurer un billet. Ce film d'action souligne encore son appartenance à un genre populaire par la présence d'acteurs ayant atteint la consécration grâce à des séries télévisées au succès international (on pense notamment à Lost et à Prison Break).
Adapté d'un livre de Ranulph Fiennes ("The Feather Men") décrivant son parcours dans le "Special Air Service" britannique (SAS), le film de McKendry se présente comme une intrigue à tiroirs, faite de trahisons, assassinats, sociétés secrètes et de conspiration gouvernementale. Pour compliquer encore le tableau, on n'oubliera pas de mentionner une équipe de tueurs à gages et les agents mettant en relation la clientèle et les mercenaires.
Une histoire qui part dans tous les sens donc, tout comme les scènes de baston, qui semblent vouloir épouser le cafouillis de la narration. Il est très difficile de se rendre compte de ce qui se passe à l'écran à cause de la caméra portée ne cessant de s'agiter et des gros plans successifs.
Cependant Killer Elite ne fait pas partie de ces productions qui se complaisent dans la violence au détriment du développement des personnages. Ici, quantité d'émotions sont véhiculées et l'introspection des personnages est une partie importante de l'histoire. Amitié, amour, idéalisme, vengeance, orgueil, arrivisme, désir de fuite, nostalgie et perte d'identité sont autant d'aspects venant - il n'est pas coutume - étoffer le spectacle et permettre son inscription dans une veine "réaliste". »