






« Une adaptation d’un livre d’Anna Gavalda qui développe en deux heures la trame d’un récit de 154 pages. Après un début envoûtant, où la recherche formelle et l’exposition de l’intrigue semblent très prometteuses, Je l’aimais s’essouffle dès lors qu’Auteuil s’éternise, mélancolique, sur son occasion de bonheur manquée. La poésie de la première partie se transforme en lyrisme de guinguette, et l’on prie fort pour que la dernière bobine achève sa tournée. À la sortie de la projection, dépité, on se demande ce qui a cloché. Pourtant, c’était bien parti : une souffrance de Chloé dédramatisée, des plans intéressants, voire esthétiques, un jeu convainquant sur les enchâssements des souvenirs et du présent à travers lesquels les personnages des deux temporalités se croisent parfois, une rencontre visuelle possible dans l’indistinction subjective du souvenir et du réel. Puis, plus rien. La machinerie cinématographique essaie de rendre le tout plus sentimental. On commence à percevoir la logique argumentative de Pierre qui essaie par son expérience de rassurer la fraîche larguée. Et le film s’enraye, s’enfonce, s’embourbe, plus profond et plus profond encore. K-O. »
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