






« Le temps, c'est de l'argent! Andrew Niccol semble l'avoir compris et applique la formule à la lettre. Dans une société futuriste où règnent les injustices, le temps a remplacé la monnaie : un café vaut 4 minutes de temps de vie, un trajet en bus peut valoir une heure de temps de vie, etc. Les individus travaillent donc pour gagner du temps (!) et s'ils n'en gagnent plus assez, ils expirent et meurent où qu'ils soient. Mais, comme dans notre civilisation contemporaine, les injustices sociales sont violentes, et les riches vivent sur le dos des pauvres. En conséquence, les riches ont tout leur temps, ils ne courent pas, ne sont pas stressés et peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Les pauvres, eux, triment sans relâches, sans perdre la minute qui peut leur être fatale.
Will Salas (un bon Justin Timberlake) est de ceux-ci, et quand sa mère expire dans ses bras, il lui vient l'ambition de combattre ces injustices, comme une sorte de Robin des Bois de cette société imaginaire qui irait volé le temps aux riches pour le rendre aux pauvres.
Sous ses faux airs de simple thriller d'action, In Time est donc une véritable fable – légèrement exagérée – qui peint métaphoriquement les sociétés urbaines occidentales de manière plutôt critique. On retrouve dans ce film toute la verve et le rythme qu'on pouvait déceler dans The Lord of War , du même réalisateur.
En conclusion, si vous risquez de dépenser un peu d'argent en allant voir ce film, vous ne perdrez certainement pas votre temps... »