George Clooney s'envoie en l'air... sans le film...
« Ryan Bingham ne demande rien à personne. Il ne s'engage pas. Il veut simplement faire son boulot tranquille et vivre comme il l'aime : dans les airs. Comprenez par là : dans les avions qui le conduisent dans les diverses villes américaines dans lesquelles il est appelé à licencier des gens qu'il ne connaît même pas.
Il est cependant bien vite rappelé sur terre : son employeur, après avoir abandonné l'idée de fixer le vagabond à un bureau, lui met dans les pattes une jeunette qu'il doit former. Sa soeur, sur le point de se marier, lui demande dans le même temps de faire des photos d'un carton d'elle et de son fiancé aux quatre coins connus des Etats-Unis. Et comble de malheur pour notre héros, il rencontre entre deux vols une femme de laquelle il s'éprend.
Son mode de vie, incompris, en est ainsi chamboulé. Natalie, qu'il doit former, ne comprend pas qu'il puisse vivre seul et autant isolé. Sa famille non plus. Reflets d'une société qui les poussent absolument à trouver une moitié - Natalie est effondrée quand elle se fait larguer par son copain qu'elle ne semble même pas aimer -, ceux-ci font pression sur Ryan. Il voit alors en Alex, la femme rencontrée pendant une escale, l'occasion de se fixer, enfin. Mais c'est sans compter sur les réalités de cette même société. A l'image du futur beau-frère, qui doute que le mariage soit la meilleure des voies à prendre pour le restant de ses jours.
Véritable électron libre dans une société aux moeurs bien définies, Ryan Bingham présente le seul intérêt du film. George Clooney, au jeu simple mais efficace, et une Vera Farmiga toujours aussi charmante sauvent le film du crash. Même si l'on pourrait voir cette histoire comme une fable des temps modernes, le film, adapté du livre éponyme de Walter Kirn, est lui beaucoup trop conventionnel. Passé le début, drôle et surprenant, on s'ennuie gentiment en regardant ce qui devient une comédie romantique américaine tout ce qu'il y a de plus banal. Dommage. Le générique, composé de plans pris du ciel - à donner le tournis ! -, présageait un film... pour le moins aérien ! »