






« Critique sur le fond de la politique berlusconienne sans réduire pour autant le film à une satire à part entière, Nanni Moretti construit son scénario sur plusieurs plans. Et ceci sans qu'un fil rouge nous soit donné d'emblée; lorsque on pense le tenir, il nous échappe, mais à chaque fois on le cerne toujours mieux. On découvre ainsi petit à petit un film qui se concentre d'abord et surtout sur un homme. Ou plus précisément sur un épisode de sa vie où il subit déboires financiers, professionnels et affectifs et où, bon gré mal gré, il essaie d'y mettre de l'ordre en fixant ses priorités. Est relégué ainsi au second plan toute une série d'événements et de personnages au point que, pour exemple, la jeune réalisatrice (interprétée par la charmante Jasmine Trinca) a une sobriété confinant à la transparence et la rendant carrément inutile malgré ses apparitions fréquentes. Au bout du compte, un film assez bon mais trop ordinaire, nonobstant la question du « Cavaliere ». »