






« Quand on parle d’une histoire d’amour entre une jeune fille et une créature surnaturelle, le parallèle avec Twilight est inévitable. Avec ce film de science-fiction pour un public adolescent, les studios Disney lancent leur propre franchise d’amour contrarié et fantastique. A noter que d’autres films du genre sont prêts à sortir, comme Red Riding Hood, en d’autres termes des fricotages entre chaperon rouge et loup garou. On n’en a pas encore fini avec les métaphores sur la puberté et le sexe.
I am Number 4 illustre le cas d’un jeune extraterrestre (Numéro 4 - John) exilé sur Terre et doté d'une force peu commune mais flanqué d’un protecteur rigide voyant d’un mauvais œil les désirs d’émancipation de son « fils » qui décide d’aller à l’école. Passé une ouverture plutôt intrigante montrant des autres « numéros » qui se font massacrer - on se demande quand même encore pourquoi les méchants doivent éliminer les aliens exilés dans l’ordre chronologique -, le film ralentit pour peindre la faune typique d’un lycée de l’Ohio. John l’alien est plutôt joli garçon, craque pour la fille timide mais mignonne, devient pote avec le geek de service et se met à dos les gros durs sportifs du bahut. Classique. Il faut ensuite attendre la dernière demi-heure du film pour finalement apercevoir des effets spéciaux et des combats entre natifs, ainsi que les charmantes bébêtes originaires de la planète.
L’esthétique semble néanmoins plutôt travaillée, sans être franchement innovatrice; on se croirait un peu dans un épisode de Smallville avec un budget qui aurait quadruplé. Les effets spéciaux sont honnêtes et on s’ennuie moins que dans d’autres bleuettes convenues. Dianna Agron (pompom girl de Glee) et Alex Pettyfer font un couple de blondinets lisse et convenu. L’avenir dira si le public les suivra.