






« Pour le troisième épisode de la trilogie, les moyens ont été déployés pour atteindre des sommets de grandiloquence. Les acteurs sont toujours aussi beaux, les décors dépassent l’entendement, les professeurs ne s’arrêtent jamais de punir avec le sourire, et le basket fait vivre les garçons, à moins qu’ils ne se sentent l’âme vagabonde et décident de faire du théâtre... Non vous ne rêvez pas, le film tient du cliché le plus infâmant. Rien n’est nuancé, les personnages sont noirs, blancs ou roses, ils ne peuvent changer. Nous tombons, avec ce genre de film, dans l’aliénation la plus totale que nous propose le cinéma américain.Certes les adolescentes pré-pubères riront aux blagues du beau Zac Efron, elles pleureront devant le baiser ultime du baisser de rideau, elles se moqueront de la méchante-blonde-qui-fait-craquer-les-garçons-mais-pas-le-beau-Zac, mais elles ne réaliseront pas à quel point la jeunesse est manipulée par ces images faussées d’une réalité inexistante. A quel point la vision du monde de milliers d’adolescents est biaisée par ce que l’on nous montre dans ces films. Oui les chansons sont belles, oui les décors incroyables, oui les acteurs de bons danseurs, mais au sortir de ce film, que pouvons-nous en tirer qui vaille la peine ? Une image du monde qui nous ment sur notre propre existence. »