






« En mélangeant avec brio son univers fantastique peuplé d’insectes et d’ogres, et les monstres bien réels de la guerre d’Espagne, Guillermo del Toro avait signé avec
Certes, bouder ce film et le plaisir qu’il procure serait faire preuve d’une certaine ingratitude. Tant les acteurs que leurs maquillages incroyables ou les décors dans lesquels ils évoluent contribuent à construire la poésie visuelle chère au réalisateur, et à ce titre, la ballade dans le « bazar des monstres » saura sans doute réjouir les amateurs de bizarreries. Des répliques souvent très drôles apportent de leur côté une touche mordante bienvenue, et la plupart des scènes, à commencer par celles d’action, développent une esthétique de la masse et des volumes, voisine de celle que l’on peut observer dans les dessins animés de Miyazaki, et dont la beauté pourra toucher plus d’un spectateur.
Toutefois, on peut déplorer que le cinéaste, en se limitant à du divertissement pur, passe tout comme lors du premier opus à côté de la profondeur qui caractérise ses meilleurs films. Certaines séquences, franchement anecdotiques, tirent dès lors un peu en longueur, et l’émotion ressentie durant la projection demeure assez superficielle, plus proche de celle apportée par un tour de manège que d’un syndrome de Stendhal.
Malgré ces quelques réserves,
On peut donc considérer ce