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Harold's Going Stiff

Poster - Film Harold's Going Stiff
Durée: 1h17 · Genre: Drame, Horreur
Réalisé par Keith Wright
Avec Andy Pandini, Eleanor James, Molly Howe, Daniel Gosling et Roger Bingham.
« Harold, vieux schnock esseulé, attire l'attention du corps médical par son incroyable résistance à la récente pandémie de raidissement. Une farce douce-amère absolument bouleversante. »

Raide is Dante Evil


Critique par Nam Pham – Cinema.ch

Filmé comme un mockumentary (un faux documentaire), le film de Keith Wright présente deux personnages aussi drôles qu’attachants. Harold Gimble est la première victime d’une pandémie de dégénérescence neurologique impliquant, raidissement du corps, amnésie et agressivité (en somme les malades deviennent des zombies !). Chanceux, le retraité solitaire fait part d’une grande résistance face à ce mal mais sa vie n’est pas plus heureuse. Effrayé juste à l’idée de sortir de chez lui, il perd goût à toute chose ; jusqu’à l’arrivée de Penny Rudge, une infirmière grassouillette, venu lui masser le corps. Sous le regard des caméras, les deux se lient une profonde amitié. Dehors, sous le ciel pluvieux, trois justiciers improvisés (avec licence to kill) chassent les pseudo-zombies à coup de battes.

Harold’s Going Stiff présente une critique sociale sur la peur face à l’inconnu et la stigmatisation des souffrants : les « zombies » sont massacrés sans pitié au nom de la sécurité du plus grand nombre, Harold doit subir d’éprouvantes expériences médicales menaçant sa propre santé et les médecins, uniquement soucieux de trouver un remède, voient Harold comme un simple cobaye. Le film offre une nouvelle vision du zombie ; plus humain, simple victime d’une maladie grave. De quoi dérouter les aficionados de zombie. Quant à la forme, bien mené au début, se détache du documentaire. Il est fort dommage que le film ne soit pas fidèle à ce qu’il avait commencé. Ainsi on verra des plans inexistants dans la diégèse ; le film, d’abord documentaire, devient peu à peu une fiction sur l’amitié et l’altruisme. Le comique sauve le film mais son message devient confus à force d’entremêler farce et tragédie : on se sait plus sur quel registre se tenir : la scène est drôle mais, d’un coté, on sait qu’ils frappent des vieux malades. Un malaise s’installe… L’humour noir n’est drôle que détaché d’une certaine réalité.

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