






« Le 31 décembre, toute la ville de New York se prépare à voir descendre la grande boule sur Times Square. Youpi ! Heure des bonnes résolutions ; moment hautement romantique s'il en est ; oublié les tracas du quotidien pendant le compte à rebours final, comme si d'une seconde à l'autre, la vie était plus belle… Allons bon!
Pour Garry Marshall, 77 ans, dinosaure de la comédie sentimentale, la vie semble tellement facile. Tout n'est que joie et amour. Hormis quelques problèmes de riches ("mais qui donc vais-je bien pouvoir embrasser au moment fatidique ?"), c'est la vie en rose quoi! C'était déjà le cas dans Valentine's Day, son dernier film, également construit selon le principe de vies parallèles d'hommes plus ou moins illustres (n'en déplaise à Plutarque). Au moins le contexte (la fête de l'amour) se prêtait peut-être mieux au genre.
Doit-on craindre qu'il réédite l'exploit avec Noël, Thanksgiving, Halloween, Independance Day, on en passe et des meilleurs? (Pourquoi pas le 1er août tant qu'on y est !) Et bien oui ! Craignons comme la peste qu'on lui donne encore les moyens de rassembler autant de stars (Bon Jovi, Zac Ephron, Katherine Heigl, Sarah Jessica Parker, Ashton Kutcher, Hillary Swank, Halle Berry, Alyssa Milano, Jessica Biel) et autant de monuments (Robert de Niro, Michelle Pfeiffer), pour un résultat si déplorable.
Enfin, que comprendre d'une telle démarche, sinon qu'elle n'est qu'une publicité grand format pour une marque de crème cosmétique allemande qui fête ses cent ans cette année, dont le logo inonde Times Square (c'est le cas également dans la réalité), ou encore pour le prochain Sherlock Homes avec R. Downey Jr, qui sort dans un mois chez nous et dont l'affiche monumentale recouvre également une des façades du quartier. On en oublierait presque la pub gratuite faite pour le DVD de Valentine's Day qui apparaît dans le bêtisier du générique de fin. Bref, on est à la limite de la consternation.
En fait, les seules joies du film restent encore Zac Efron, dans le rôle d'un jeune beau gosse branché et hyperactif qui lui va parfaitement, et Asthon Kutcher dans la peau d'un hipster anti-conformiste qui n'aime pas nouvel-an. Tout le reste est sans intérêt, et beaucoup trop américano-centré pour toucher réellement l'autre côté de l'Atlantique. »