






« Hallam Foe nous plonge des les tréfonds de l’âme d’une jeune homme perdu. Perdu depuis la mort de sa mère, perdu depuis que sa sœur est partie à l’étranger. Sous ses airs innocents, Hallam est un garçon qui manque de repères, et c’est cela que montre la première partie du film ; Hallam vit dans un monde parallèle, dans lequel sa passion principale est d’espionner les gens autour de lui. Lorsqu’il imagine que sa belle-mère a tué sa mère, il fuit sa campagne natale pour la ville, lieu de tous les possibles. Jamie Bell est troublant de réalisme dans le rôle de ce jeune homme qui ne veut pas grandir, qui vit constamment avec l’image de sa mère, comme possédé par l’idée qu’elle ne peut pas avoir disparu. C’est une véritable obsession qui le pousse à scruter les moindres gestes des personnes qui l’entourent, c’est une obsession qui l’emmène dans les cuisines d’un grand hôtel espérant en vain retrouver celle qu’il cherche. Hallam Foe est un film poignant, violent par certains égards, mais qui est souvent juste dans son traitement de la croissance d’un garçon un peu sauvage. Sans jamais tomber dans des facilités toutes hollywoodiennes, le réalisateur nous montre un jeune homme avec ses manquements, ses écarts de langage et d’actions, un jeune homme entier, un jeune homme qui se cherche. »