






« Pilote de ligne, Hal Jordan (Ryan Reynolds) est un fanfaron qui affectionne la prise de risque – souvent inconsidérée – mais il dissimule derrière cette façade une anxiété très lointaine et pourtant toujours très présente. Bref, Hal Jordan est un type comme un autre. Jusqu'au jour où il hérite malgré lui d'un anneau vert intergalactique aux propriétés surnaturelles qui fait de lui un membre de la confrérie des Green Lantern, un groupe de guerriers tout de vert vêtus chargés de maintenir la paix entre les galaxies. Surtout qu’un ennemi terrifiant en menace l’équilibre…
Adaptation d’un comic-book publié en 1940 par DC, il s’agit là de la première version en chair et en os consacrée à ce super-héros dont les aventures sont le plus souvent relatées dans des dessins-animés. Martin Campbell (Casino Royale) propose un vaste univers captivant s’appuyant sur des effets-spéciaux assez bluffants (il n’y a qu’à penser au grand méchant Parallax, sorte de grosse fumée dégoulinant sur la planète Terre) et tout simplement fun. Car la bague permettant à son détenteur de matérialiser tout ce qu’il imagine, on se plaît à attendre la prochaine arme, le prochain stratagème, que Jordan mettra en place pour se sortir d’une situation délicate.
Fun, certes, mais cela ne suffit pas pour que ce Green Lantern arrive à la cheville des derniers Batman et autres Iron Man. Car il est loin sans doute de la complexité des aventures et d’un héros comme le Chevalier Noir, ou encore de l’humour et du charisme que dégage la répartie ou le simple clin d’œil d’un Tony Stark. Ce n’est donc que logiquement que les bad guys (tel Peter Sarsgaard, tout gonflé dans le rôle de Hector Hammond) et les personnages un peu plus ambigus (Mark Strong en Sinestro, le Green Lantern méfiant à la peau rose-rouge) résultent plus fascinants que Jordan, peut-être un peu trop lisse – humain ? – face à toutes ces créatures les unes plus bizarres que les autres. »