






« Puisqu'il ne serait pas convenable de laisser les poules aux oeufs d'or au chômage, voilà que les studios Warner remettent
la parodie des films d'espionnage au goût du jour, avec ce fils relativement digne de la série TV conçue par Mel Brooks
dans les années 60.
Peu avant la sortie du nouveau James Bond, il ne s'agit pas forcément d'un mauvais calcul, à condition que le produit arrache
quelques sourires issus des gags mis en scène, et non de la médiocrité du film.
A ce jeu là, Peter Segal ne se débrouille pas trop mal, oscillant entre burlesque subtil et humour gras, surpassant en tous
cas les tentatives françaises de Jean Dujardin, de même qu'une bonne partie des "Y'a-t-il...?", tout en piochant allégrement
dans ses modèles, de "Charlie et ses drôles de dames" pour les marathons en talons aiguilles, à "Austin Powers" (en light) pour le ton gentiment outrancier.
Le casting bien pensé, des dialogues enlevés, des gadgets tordants, ainsi que la bonne tenue des scènes d'action permettent à
un spectateur bien luné de passer d'un quiproquo à l'autre sans trop s'ennuyer, de rire franchement à certains morceaux
choisis (une scène de bal frôlant la poésie, par exemple), voire même d'applaudir les petites insolences adressées
à l'administration américaine, avec notamment une scène où le président des USA fait la lecture à une classe, devant des
enfants carrément hostiles, alors que la menace nucléaire guette.
Au final, un film qui ne risque guère de marquer les mémoires, mais qui se révèle plaisant, un gros seau de pop-corn à portée
de main. Le choix du récent duo formé par Madonna et Justin Timberlake pour décorer la bande originale demeure toutefois une véritable énigme... »