






« Très académique et convenu, ce n’est en tout cas pas la qualité de la réalisation qui parviendra à toucher le spectateur. Peut-être l’émotion, encore que la corde sensible est peut-être bien trop utilisée, et qu’on s’engouffre trop facilement dans du pathos qui est, bien évidemment, légitime, mais qui occulte une exploration plus approfondie du sujet.
A partir de là, un critique de cinéma se retrouve face à un dur dilemme. Le sujet est porteur, sensible, mérite d’être mis en avant par tous les moyens possibles, y compris sous forme d’un long-métrage. Mais est-ce que cela vaut quelque chose d’un point de vue purement cinématographique ? Et surtout, y a-t-il un sens à ce qu’un tel film soit diffusé dans le circuit habituel, soit par une distribution commerciale, alors que son public sera forcément déjà acquis à sa cause, puisqu’il aura déboursé pour le voir. A cette question, je préfère m’abstenir d’une réponse toute faite, et préfère inclure cette importance du message du film dans ses qualités intrinsèques. »