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Structuré un peu à la manière d’un compte de fée, le dernier film de Stephen Daldry (Billy Elliot, The Hours, Le Liseur) nous invite à plonger, avec le petit Oskar Schnell, 9 ans, dans une course au trésor atypique au beau milieu de New-York. Avec la mystérieuse clé qu’il a autour du coup, ce garçon intelligent, intrépide et légèrement insupportable espère trouver la porte de sortie d’une situation de deuil insoutenable (son père meurt dans les attentats du 11 septembre) alors que, de son côté, le spectateur cherche la sortie d’urgence de la salle.
En effet, si la première partie du film peut attendrir ou amuser les spectateurs les plus sensibles ou ceux en quête d’histoires un peu enfantines et féériques, la deuxième se vautre petit à petit dans une espèce de mauvais téléfilm où pleurs et morceaux de musiques sirupeux (une énième BO « à la Yann Tiersen ») alternent à un rythme écoeurant. La scénario, qui proposait une idée de départ pas inintéressante (la redécouverte de New-York à travers le regard d’un enfant de neuf ans), se perd lui aussi dans de nombreuses sous-intrigues incohérentes et faibles qui ne permettent décidément ni à un réalisateur dont le talent est indéniable de vraiment donner son meilleur, ni à Tom Hanks et à Sandra Bullock d'émouvoir leur public.
Car Stephen Daldry est, on le sait de par ses autres films et de par la mise en scène parfois habile de celui-ci, un réalisateur duquel on peut se permettre d’attendre plus que des téléfilms brouillons. On fermera donc un œil sur celui-ci et on attendra le prochain ! »