






« Le « body-swap », sous-catégorie du genre comique pose le problème de deux individus qui échangent leurs corps. L'explication pour ce phénomène relève souvent de l'ésotérisme, de chamboulements cosmiques ou encore, dans Echange standard, d'un voeu prononcé à l'unisson sous les effets de l'alcool alors que des effluves d'urines remontent du bassin d'un parc public. Le retour à une situation normale ne se fera qu'une fois que les protagonistes auront mûri et approché le monde avec un regard différent: promesse d'un nouveau départ. On devine que le genre sera majoritairement constitué de quiproquos, réactions inattendues voire déplacées d'un personnage dans un univers auquel il lui est impossible de se conformer et de prises de risques motivées par une liberté nouvellement acquise.
Echange standard se conforme à ces attentes spectatorielles tout en insufflant une identité aussi personnelle que malheureuse à son film. Le film baigne dans l'humour de répétition se situant en-dessous de la ceinture, soit un humour profondément puéril et se complaisant en un exécrable mélange de « pipi-vomi-caca »(formulation gamine histoire de souligner le côté primitif des gags). La découverte de la personnalité de son meilleur ami passe ici par l'exploration de ses parties génitales ou de ses conquêtes hors du commun. Ce qui a comme corollaire que la présence des actrices se limite à des motivations sexuelles. On appréciera la plastique et le regard d'Olivia Wilde, mais les dialogues entourant ce personnage ne sont là que pour souligner le fait qu'elle se présente et ne doit finalement être assimilée qu'à un objet de désir, basta! Ce martèlement incessant finira par épuiser les nerfs et participera à l'échec de ce film ennuyant, rébarbatif et crétin.
A éviter. »