






En se remémorant de mauvais souvenir nous vient l’image du couple Brad Pitt et Angelina Jolie qui avait sombré parmi les gesticulations les plus soporifiques dans l’incroyable mais vrai Mr & Mrs Smith. Répulsion normale dès que les traits de l’affiche ou de la bande annonce de Duplicity nous flattent le regard, placardés vers l’arrêt d’un bus ou propulsés par le canon dans le vide du tube cathodique de notre télé bien aimée : on fait trop vite le rapprochement. Aussi beaux soit Clive Owen et Julia Roberts, rien à faire, on doute.
Et pourtant !
Julia aurait dû nous mettre la puce à l’oreille : Ocean’s Eleven. Duplicity tient en effet plus de Soderbergh que de Liman. Le réalisateur, Tony Gilroy, non sans humour, dirige le film avec une maîtrise toute hollywoodienne où le spectateur ne peut littéralement pas s’ennuyer. L’intrigue, relativement complexe, nous offre des renversements à n’en plus finir pour exploser vers un final inattendu. On peut bien sûr toujours regretter la sauce un peu démago qui enrobe l’ensemble de l’œuvre, mais si l’objectif est de se relaxer un samedi soir, alors nul besoin d’hésiter à se poudrer pour sortir se laisser bercer par un monde des affaires amusant, celui de Duplicity.
Bref, un joli divertissement.