






« Roulements de tambours ! Revoilà le sieur Fabien Onteniente, précédent réalisateur des pires comédies que la France ait bien voulu nous pondre ces cinq dernières années. Après l'innommable «1,2,3 zéros», le premier «Jet Set» qui le fit connaître, sa suite «People Jet Set 2» à classer dans votre liste rouge des films «dont on se passera volontiers» et enfin «Camping», notre réalisateur, convaincu de l'adage «c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures confitures» repasse à l'attaque avec «Disco». Malheureusement, cet adage ne sied en aucun cas à ce réalisateur fan de paillette, de kitch et de people. En effet, malgré une énième collaboration avec Samuel Le Bihan (1,2,3 zéros, Jet Set 1 et 2) et un deuxième film avec Franck Dubosc (Camping), la confiture est indigeste et on avoue n'avoir toujours pas compris à qui s'adresse ses réalisations ? A ses amis de la Jet Set parisienne ? A un public de beaufs moyens adepte de ses pitreries dont la suffisance n'ont d’égal que la qualité de ses dialogues abrutissants ? Il n'est pas question de nous mettre sur un piédestal en critiquant de la sorte Onteniente mais il arrive un moment où l'on désirerait voir autre chose que ses éternelles réalisations dont on a l’horrible sensation qu'elles sont destinées à un public «select». Malheureusement, pour tous ceux qui se sentent exclus de ce public cible, on s’ennuie ferme, on baille, pas même un rictus ne s'affiche sur notre visage. On aimerait pourtant donner une chance à Dubosc, dont le talent comique n'est pas à renier, de nous décrocher un sourire ou un éclat de rire mais rien à faire, toutes les répliques tombent à plat à l'image de la pauvre Emmanuel Béart, qui au lieu de se faire lifter les lèvres – mais pourquoi a-t-elle commis cette ignominie ? -, devrait songer à retrouver la fraîcheur qui était sienne dans des films comme « A gauche en sortant de l’ascenseur » ou encore « Manon des Sources ». Hélas, les années ont passé, on vous l’accorde mais elle est méconnaissable et on la prend en pitié de s’être embarquée dans cette galère. En bref, un ratage complet, un de plus et prions pour que ca s’arrête… »