






« Il n'y a pas qu'en politique que la rupture est à la mode, avec cette histoire de bateau, c'est définitif, Woody Allen change de cap: adieu jazz, muses, Manhattan, horizon d'attente. Le problème du "Rêve de Cassandra", c'est qu'il n'y a pas de personnage féminin au premier rôle, ce sont les hommes qui mènent la barque, et le résultat est assez déstabilisant. Tout repose sur les épaules d'Ewan McGregor. Certes, il offre, comme souvent, un jeu proche de l'excellent. Colin Farrell, lui, n'est pas très convaincant et la crédibilité de l'histoire en souffre. Sans compter l'accent du Cokney, fil rouge dont on se serait volontiers passé. Le thème de l'oncle fortuné dont dépend toute une famille est toutefois très porteur, on retrouve d'ailleurs une situation semblable dans Puzzle (qui se joue en ce moment au théâtre du Palais Royal à Paris: fort sympathique, allez-y). Je parlerai plus d'une tragédie que d'une comédie. Comme le dit Tom Wilkinson: "On parle de survivre". »