






« Malgré l'omniprésence de la drogue, l'addiction qu'elle occasionne n'est pas le point central du film. Les sentiments de Martin manifestés au travers de sa musique sont la clé pour explorer une certaine difficulté à communiquer entièrement avec autrui. Martin est l'expression même de ce malaise, souvent dépeint au travers d'une fibre artistique.
Pour dépeindre les états seconds liés aux drogues, le réalisateur joue avec le son et transmets avec brio un détachement de la réalité. Visuellement, les images en mouvement saisissent l'humeur des protagonistes, qu'il s'agisse d'un instant de folie ou d'une foule en liesse. L'interprétation n'est pas rocambolesque, mais plutôt empreinte d'un réalisme troublant. Le rapprochement des interprètes avec leurs personnages est manifeste. Cette fresque de l'art moderne s'immerge avec brio dans un combat humain, réel et poignant.
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